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descriptionMille et une nuit

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Je ne savais pas comment nommer le sujet, je voulais parler de nos histoires romantiques ou d'anciens récits Arabes qui n'ont pas d'auteur et qui ont voyagé à travers les siècles.
Avez-vous un jour entendu parler de comédie ballet en trois actes de Antar wa 'Abla ? ou d'une étude sur Qais wa Leila ? Même le conte des milles et une nuit est magnifié par l'occident.. Nous, nous parlons du sinistre Roméo et Juliette, en oubliant notre propre littérature.

Lorsque d'autres cultures nous rencontre, au lieu de briller par notre civilisation, nous sommes assimilés au "couscous", au "kebab", "aux bombes" depuis environ une décennie, même nos bons gâteaux à la fleur d'oranger sont "des gâteaux d'islamistes".

عنترة بن شداد العبسي'Antar ibnu Chadded El'abssi


Antar (Antara Ibn Chaddad al-Absi, arabe : عنترة بن شداد العبسي) fut un poète arabe pré-islamique du vie siècle, fils de Chaddad, prince de la tribu des Beni ‘Abs. Il a vécu de 525 à 615 apr. J.-C..



Antar est né d’une servante abyssinienne, ce qui lui valut un mépris auquel il ne put échapper que lorsque son père lui demanda de participer à une contre-attaque sur des tribus qui avaient attaqué les Beni ‘Abs. Il montra beaucoup de bravoure et de générosité, ce qui lui permit, entre autres, de pouvoir séduire Abla, sa cousine, dont le cœur lui avait été longtemps refusé à cause de ses origines et de sa peau noire.

Antar devait participer à de nombreuses batailles, notamment à celles de la guerre de Dahis et El Ghabra, née d’un litige entre deux tribus. Antar périt en 615, assassiné par une flèche empoisonnée décochée par un de ses anciens rivaux dont il avait crevé les yeux, mais qui s’était entraîné pendant des années à tirer à l’arc malgré sa cécité en guidant son tir d’après le bruit de sa cible.



C’est al-Asma’ï, le grammairien arabe de la fin du IIe siècle de l’hégire (739-831 JC), que l’on fait remonter ce roman véritable classique arabe chevaleresque. Antar, dont le roman retrace minutieusement la vie et les aventures du chevalier pré-islamique jusqu’à sa mort, n’est point un personnage imaginaire. Il est connu dans tout l’Orient comme un guerrier très célèbre, et comme l’auteur d’un des sept poèmes (muallaqat) suspendus à la sainte Mecque dans la Kaaba. L’intrépidité et la vaillance de ce héros, nous dit l’historien Aboulféda (Abu al-Feda), était le sujet favori des anciens poètes.leurs poèmes ce sont conservés dans la mémoire des Arabes jusqu’à l’époque où al-Asmaï le grammairien, chargé de raconter des histoires au khalife Abbasside Harun-al-Rachid, eût l’idée de rassembler toutes ces traditions orales pour en faire un corps d’ouvrage en prose, mêlé de vers, sous le titre d’Antar.  Le livre d’Antar est un des plus anciens et des plus précieux, monuments de la littérature arabe, puisqu’il transmet une foule de faits et d’opinions dont l’origine est antérieure à l’Islam (600 de J.-C.),  sur les moeurs des arabes et qu’il a été composé par al-Asmaï au second siècle de l’Hégire (800 de J.-C.), à l’époque où les sciences et les, arts, furent cultivés avec le plus de succès par les Arabes et protégés avec tant d’ardeur par les califes Abbasside de Baghdad. Le livre s’ouvre par un abrégée des premières tribus arabes depuis Ismaël (aleyhi salam)  fils d’Ibrahim (aleyhi salam). On y voit leurs établissements successifs, alors que devenues trop nombreuses pour demeurer dans la vallée de la Mecque, elles se répandirent dans le pays d’Hedjaz et jusqu’au Yémen. La division se met bientôt dans ces tribus, à la tête de chacune desquelles est un chef. La mieux gouvernée et la plus puissante de toutes est celle d’Abs et d’Adnan, au sort de laquelle la destinée du héros Antar est constamment liée dans le cours de sa vie. 


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Qais wa Leila (Madjnoun Leila)

A l’époque des Omeyyades, un beau jeune homme appelé Qays et issu d’une grande famille de Bédouins tombe éperdument amoureux de sa cousine Leyla. Ne pouvant dissimuler son émotion, il écrit de nombreux poèmes dans lesquels il clame et chante son amour brûlant à qui voudra bien l’entendre, tout en exprimant son désir d’épouser sa bien-aimée. Cependant, il se heurte bien vite aux traditions bédouines bien ancrées qui veulent que le mariage soit une affaire réglée par les pères de chaque famille. Dans certaines versions, il est également indiqué que le père de Leyla a déjà promis sa main à quelqu’un d’autre. Remettant en cause l’autorité patriarcale et allant contre les traditions établies, la passion de Qays est condamnée. L’ardeur de ce dernier n’en est que redoublée et il se met à utiliser la poésie comme un moyen lui permettant l’expression de ses sentiments les plus intimes ; compositions qui se muent finalement en armes contre un système lui ayant refusé la main de sa bien-aimée. Insurgée contre l’ardeur du jeune amoureux, la famille de Leyla réussit à obtenir du calife le droit de tuer Qays. Interpellé par ces événements, le calife exprime son souhait de voir la beauté qui tourmente si vivement ce coeur, et est très surpris de voir qu’il ne s’agit que d’une jeune fille banale, de constitution maigre et à la peau brûlée par le soleil. Le calife convoque alors Qays et l’interroge sur les raisons de sa passion pour celle qui, selon lui, est moins belle que la moins belle de ses femmes. Qays répond alors : "Ô grand prince, c’est avec les yeux de Majnûn qu’il fallait voir la beauté de Leyla !" Malgré les efforts de la famille de Qays, le père de Leyla refuse de lui donner la main de sa fille. Commence alors pour Qays une longue descente dans le royaume de la folie : on le surnomme désormais le "fou" (majnûn, c’est-à-dire possédé par les démons ou les " jinn ") de Leyla. Il erre désormais en guenilles et refuse de s’alimenter. Son père décide de l’emmener à un temple sacré (dans certaines versions, il s’agit d’un pèlerinage à la Mecque) afin qu’il retrouve ses esprits ; cependant, même là-bas, au plus profond de ses prières, ce dernier entend inlassablement une voix qui prononce le prénom de "Leyla ". Désormais, rien d’autre n’existe pour lui que son amour qui se mue peu à peu en obsession et remplit tout son univers. Cette passion qui le dévore est à l’origine d’une création poétique foisonnante dans laquelle il revit son amour et nous communique le feu qui l’embrase sans fin. Alors qu’il était en train de rêver de son amour, un de ses compagnons l’avertit un jour que Leyla se tenait sur le pas de sa porte. Majnûn refuse de la voir et dit à son ami : "Dis-lui de passer son chemin car Leyla m’empêcherait un instant de penser à l’amour de Leyla". Par la suite, cette dernière se maria et partit vivre dans une autre contrée. Quant à Majnûn, il demeura dans le désert avec pour seuls compagnons les bêtes sauvages, passant ses journées à adorer l’Aimée. Un jour, son corps sans vie fut retrouvé dans le désert, avec contre lui un dernier poème dédié à son amour. Téhéran.ir

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Les milles et une nuit ou les histoires de Chahra Yar et Chahrazed

Les Mille et Une Nuits (persan  : هزار و یک شب Hezār o yek šab , arabe  : كتاب ألف ليلة وليلة Kitāb ʾAlf Laylah wa-Laylah, litt. Le Livre de mille nuits et une nuit) est un recueil anonyme de contes populaires en arabe , d'origine persane et indienne . Il est constitué de nombreux contes enchâssés et de personnages mis en miroir les uns par rapport aux autres.

Deux témoignages du Xe siècle, le premier dû à al-Mas'ûdî, le second à Ibn al-Nadîm, indiquent que les Mille et une nuits sont le résultat de l'adaptation en arabe d'un ouvrage persan intitulé Hézâr afsâna (Mille contes). Il s'agit donc d'une transmission livresque. Le plus ancien manuscrit connu est un fragment du IXe siècle publié par Nabia Abbott. Il existe encore un manuscrit du XIVe siècle conservé à Tübingen, d'une histoire divisée en nuits, al-Sûl et al-Shumûl. Le manuscrit utilisé par Galland dans sa traduction date du XVe siècle. Il est en trois volumes et lui fut envoyé d'Alep . Il est actuellement conservé à la Bibliothèque nationale de France , ms ar. 3609 à 3611. Les travaux d'Emmanuel Cosquin montrent que le récit-cadre des Nuits, c'est-à-dire l'histoire du roi avec Shéhérazade, remonte à une origine indienne. Mais le contenu du livre, tel qu'il se présente au lecteur aujourd'hui a changé.

Les différents textes publiés peuvent présenter d'importantes différences. Ils sont issus de quelque 70 manuscrits originaux, qui appartiennent généralement à deux grandes lignées : d'une part les textes dits de la branche égyptienne (éditions Bûlâq / Calcutta ), généralement les plus complètes, et d'autre part les manuscrits issus de la branche syrienne (dont le texte de Galland). Les traductions proposées sont parfois issues de recompositions de plusieurs manuscrits.

La connaissance d'un certain nombre d'histoires du recueil semble arriver en Europe occidentale au plus tard au XIIe siècle avec, par exemple, l'histoire de Floire et Blancheflor qui s'inspirerait de celle de Neema et Noam qui fait partie du recueil

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J'avais lu que les milles et une nuit était à la base des contes oraux transmis de génération en génération, d'Ali baba et les 40 voleurs, Aladin et la lampe magique, à Sindbad le marin, etc. Je ne sais pas s'ils sont réellement d'origine Perse et non Arabe, puisqu'on y retrouve toute la beauté de l'orient et ses génies, ses tapis volants, etc.

J'ai ouvert ce topic pour montrer qu'on maltraite ce que nous possédons que cela soit le présent ou le passé.

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Arabian nights, je crois que nous sommes devenus une enseigne de boite de nuit. Pour les tapis volants, je me suis toujours demandée s'ils n'avaient pas réellement existé à l'époque du Prophète Salomon qui avait justement le contrôle du vent.

Les génies existent dans notre culture et ils n'exaucent pas les vœux mais...

Donc les milles et une nuit sont ce que nous étions et nous ne sommes même pas capable de les mettre en avant. Disney les possèdent dans ses animes et parc d'attraction et ensuite les USA nous donne la réputation de terroriste. Je me demande ce que sera leur prochain anime et Park.

Je vais poster le pourquoi des milles et une nuit, elf leyla wa leyla où comment l'ingéniosité d'une femme pour sauver sa vie.

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HISTOIRE DE L’ENVIEUX ET DE L’ENVIÉ.

« Dans une ville assez considérable, deux hommes demeuraient porte à porte. L’un conçut contre l’autre une envie si violente, que celui qui en était l’objet résolut de changer de demeure et de s’éloigner, persuadé que le voisinage seul lui avait attiré l’animosité de son voisin, car, quoiqu’il lui eût rendu de bons offices, il s’était aperçu qu’il n’en était pas moins haï. C’est pourquoi il vendit sa maison avec le peu de bien qu’il avait, et se retirant à la capitale du pays, qui n’était pas bien éloignée, il acheta une petite terre environ à une demi-lieue de la ville. Il y avait une maison assez commode, un beau jardin et une cour raisonnablement grande, dans laquelle était une citerne profonde dont on ne se servait plus.
 
« Le bon homme, ayant fait cette acquisition, prit l’habit de derviche, pour mener une vie plus retirée, et fit faire plusieurs cellules dans la maison, où il établit en peu de temps une communauté nombreuse de derviches. Sa vertu le fit bientôt connaître et ne manqua pas de lui attirer une infinité de monde, tant du peuple que des principaux de la ville. Enfin chacun l’honorait et le chérissait extrêmement. On venait aussi de bien loin se recommander à ses prières, et tous ceux qui se retiraient d’auprès de lui publiaient les bénédictions qu’ils croyaient avoir reçues du ciel par son moyen.
 
« La grande réputation du personnage s’étant répandue dans la ville d’où il était sorti, l’envieux en eut un chagrin si vif qu’il abandonna sa maison et ses affaires, dans la résolution de l’aller perdre. Pour cet effet, il se rendit au nouveau couvent de derviches, dont le chef, ci-devant son voisin, le reçut avec toutes les marques d’amitié imaginables. L’envieux lui dit qu’il était venu exprès pour lui communiquer une affaire importante, dont il ne pouvait l’entretenir qu’en particulier. « Afin, ajouta-t-il, que personne ne nous entende, promenons-nous, je vous prie, dans votre cour, et puisque la nuit approche, commandez à vos derviches de se retirer dans leurs cellules. » Le chef des derviches fit ce qu’il souhaitait.
 
« Lorsque l’envieux se vit seul avec ce bon homme, il commença de lui raconter ce qui lui plut, en marchant l’un à côté de l’autre dans la cour, jusqu’à ce que se trouvant sur le bord de la citerne, il le poussa et le jeta dedans sans que personne fût témoin d’une si méchante action. Cela étant fait, il s’éloigna promptement, gagna la porte du couvent, d’où il sortit sans être vu, et retourna chez lui, fort content de son voyage et persuadé que l’objet de son envie n’était plus au monde. Mais il se trompait fort. »
 
Scheherazade n’en put dire davantage, car le jour paraissait. Le sultan fut indigné de la malice de l’envieux. Je souhaite fort, dit-il en lui-même, qu’il n’arrive point de mal au bon derviche. J’espère que j’appendrai demain que le ciel ne l’abandonna point dans cette occasion.

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Ce que j'aime dans les contes arabes, c'est leur lucidité quant aux comportements des hommes et leur bassesse. Un envieux vous pousse toujours vers la porte pour ne garder le terrain que pour lui. Que Allah Ta'ala nous protège du mal des envieux, amin ya Rabb.

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